socofra

Institut du bricolage com avis : fiabilité, lien avec Socofra et informations à connaître

Vous avez cherché Socofra en ligne et vous êtes tombé sur des résultats variés, parfois contradictoires ? C’est tout à fait normal — et vous n’êtes pas seul dans ce cas. Voici ce qu’il faut savoir immédiatement :

  • Socofra n’est pas une seule société, mais au moins quatre entités distinctes ayant porté ce nom à des époques différentes.
  • L’une est une SA historique spécialisée dans le textile et les produits agricoles, active au Havre de 1958 à 2002.
  • Une autre est une SARL artisanale dans le bâtiment et le matériel agricole, fondée en 1972 et dissoute en 2024.
  • Une troisième est une SARL alimentaire en région parisienne, liquidée en 2011 après moins de quatre ans d’activité.
  • Enfin, il existe une société coloniale des années 1920, surtout connue aujourd’hui des collectionneurs d’actions anciennes.

Si vous cherchez des avis sur l’une de ces structures, des données administratives fiables ou simplement à comprendre ce que recouvre ce nom, cet article vous donne toutes les clés — période par période, secteur par secteur.

Présentation générale de Socofra et des sociétés associées

La confusion autour de Socofra vient d’une réalité simple : le même nom a été utilisé par des entreprises sans lien direct entre elles, à des époques et dans des secteurs très différents. Il ne s’agit pas d’un groupe, ni d’une franchise, ni d’une enseigne nationale.

On recense au minimum quatre entités distinctes. La première, une SA créée en 1958 au Havre, portait probablement à l’origine le nom de Société Cotonnière Française — d’où l’abréviation Socofra. La deuxième est une SARL au profil plus artisanal, née en 1972 et active dans le nord de la France avant de migrer vers le Cher. La troisième est une petite SARL d’alimentation générale en région parisienne, active entre 2007 et 2011. Et la quatrième, souvent ignorée, est une société coloniale française des années 1920, dont les actions papier ont aujourd’hui une valeur de collection.

Chaque fois que vous lisez ou entendez « Socofra », il est donc indispensable de préciser de quelle période et de quelle activité il s’agit, sans quoi on mélange des histoires radicalement différentes.

Socofra dans le secteur du bricolage et de l’artisanat

La SARL Socofra la plus proche du secteur du bricolage et de l’artisanat est celle fondée en 1972, avec un double positionnement assez original : à la fois dans le commerce de matériel agricole (grossiste) et dans l’artisanat du bâtiment. Ce double ancrage lui permettait de toucher des clients du monde rural aussi bien que des particuliers en rénovation.

Côté bâtiment, les prestations proposées comprenaient la pose de revêtements de sol — carrelage, dalles, parquets — ainsi que l’installation et l’entretien de systèmes de chauffage (chaudières, radiateurs). Le profil mis en avant était celui de carreleur chauffagiste, un métier de terrain qui combine deux corps de métier complémentaires.

La société était référencée sur la plateforme Nos Artisans ont du Talent, où elle affichait une page de présentation avec demande de devis gratuit, horaires (lundi au vendredi, 8h–12h / 14h–18h), numéro de téléphone et formulaire de contact. D’autres artisans du même réseau, comme HCY BatRénov ou Delepine Couverture, y étaient également présents.

Sous la direction d’Estelle Coustenoble (gérante depuis février 2015 et jusqu’à la dissolution), la société opérait avec un capital social de 110 295,73 € et ne déclarait aucun salarié. Une structure très légère, potentiellement gérée en solo ou avec des appuis ponctuels selon les chantiers.

Historique complet de Socofra : de la création à la dissolution

Voici la chronologie complète des principales étapes de la SARL Socofra artisanale, celle qui a eu la durée de vie la plus longue :

AnnéeÉvénement
1972Création de la SARL
1988Siège à Hernicourt (Pas-de-Calais), hameau de Sautricourt
2012Transfert à Hernicourt, 35 rue de l’Église
2015Prise de fonction d’Estelle Coustenoble comme gérante
2016–2020Dépôt des comptes annuels (de façon confidentielle)
2021Transfert à La Bassée (Nord), puis au Cher (Farges-Allichamps)
2024Clôture de liquidation enregistrée le 20 février — société radiée

Ces nombreux déménagements — du Pas-de-Calais vers le Nord, puis vers le Cher — peuvent traduire des tentatives d’adaptation économique, une recherche de clientèle ou des repositionnements d’activité. Ce type de trajectoire est fréquent dans les petites structures artisanales qui cherchent un modèle viable sur la durée.

À noter : aucun élément public ne mentionne de procédure collective, de sanction ou de contentieux majeur pour cette entité. La fermeture semble s’être déroulée dans un cadre légal ordinaire.

Socofra dans le commerce de proximité : cas de la SARL alimentaire

La SARL Socofra alimentaire (SIREN : 501 655 617) est une histoire à part entière — plus courte, mais particulièrement instructive. Créée le 20 décembre 2007 à Herblay-sur-Seine (Val-d’Oise), sous le code NAF 47.11B (alimentation générale), elle visait à s’installer comme petite épicerie de quartier à une trentaine de kilomètres de Paris.

Le projet reposait sur un calcul raisonnable : une zone résidentielle à pouvoir d’achat correct, une concurrence modérée, une clientèle locale potentiellement fidèle. Dès janvier 2008, la société rachète le fonds de commerce de STE ANAND ALIMENTATION pour bénéficier d’une base existante — clientèle, fournisseurs, connaissance du marché.

Mais la réalité est venue contrarier rapidement ces ambitions. En moins de neuf mois, la gérance change trois fois :

  • Subramanian Katturaja à la création (décembre 2007)
  • Siva Sittanandacoumaran à partir du 22 février 2008
  • Cassime Mougammadou à partir du 2 septembre 2008

Cette instabilité managériale, souvent révélatrice de conflits entre associés ou de désaccords stratégiques, fragilise inévitablement un commerce à ses débuts. Le 1er novembre 2009, la cessation de paiements est constatée. Le 9 novembre 2009, le tribunal de commerce de Pontoise prononce la liquidation judiciaire. Le 18 mars 2011, la clôture pour insuffisance d’actif met un terme définitif à l’aventure.

Données administratives et statut légal des sociétés Socofra

Pour s’y retrouver facilement, voici les identifiants clés de chaque entité :

EntitéSIRENFormePériodeStatut actuel
SA historique (textile/agricole)358 502 284SA1958–2002Fermée
SARL artisanale (bâtiment/agricole)721 920 437SARL1972–2024Radiée
SARL alimentaire (Herblay)501 655 617SARL2007–2011Radiée (liquidation judiciaire)

La SA du Havre, dont le siège était au 6 rue Dupleix (76), a fermé en juin 2002 après avoir exercé comme intermédiaire/grossiste en matières premières textiles, produits agricoles et animaux vivants. La SARL artisanale, dont le dernier SIRET connu est le 721 920 437 00044, portait plusieurs codes APE : le 46.61Z (commerce de gros de matériel agricole) et le 51.1A (intermédiaire en matières premières). Elle avait également développé des noms commerciaux annexes : Socobac, Ubo, Vertilise et Yogatapis.

Présence numérique et visibilité en ligne

Sur ce point, le bilan est contrasté selon les entités. La SARL artisanale disposait d’une page sur la plateforme Nos Artisans ont du Talent, avec coordonnées et formulaire de devis. Une présence minimale, mais réelle, dans l’univers des artisans locaux référencés sur internet.

La SARL alimentaire, elle, n’a laissé aucune trace numérique publique : pas de site web, pas d’adresse email référencée, pas de réseaux sociaux. Un handicap certain à une époque où les clients comparent en ligne avant même de pousser la porte d’un commerce.

Quant aux avis clients, aucune évaluation publique exploitable n’a été retrouvée pour l’une ou l’autre structure. La plateforme artisan permettait pourtant d’en laisser, mais les archives disponibles n’en conservent pas de trace. Après fermeture, les canaux de contact ne sont plus actifs.

Ancienne Socofra coloniale et valeur de collection

Il existe un dernier angle, souvent inattendu pour qui cherche des informations commerciales sur Socofra : la scripophilie. L’ancienne société coloniale française des années 1920 a émis en 1927 des actions de 500 francs, à hauteur de 2 400 titres. Ces papiers valeurs circulent aujourd’hui dans les circuits de collection, avec un prix observé autour de 35 € par action.

Il y a quelque chose d’un peu ironique dans cette survie par le papier : alors que les entités modernes portant ce nom ont disparu dans l’anonymat administratif, la Socofra coloniale subsiste sous forme de belles pièces de collection, prisées des amateurs de scripophilie — cette discipline qui s’intéresse aux titres financiers anciens comme objets patrimoniaux.

Pour les collectionneurs, c’est donc bien ce Socofra-là qu’il faut chercher — pas dans les registres du commerce, mais dans les ventes aux enchères et les marchés de documents anciens.

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